Un projet d’entrepreneuriat éducatif et environnemental unique au Québec


Les élèves de l’école du Sentier et la Caisse Desjardins de Drummondville ont répondu à l’appel du GARAF de l’école Jean-Raimbault.  Grâce à leurs efforts, leur ténacité et leur coopération, ils ont réussi à cultiver des espèces végétales nécessaires à la restauration d’un marais, à l’aménagement d’une bande riveraine et à la création d’habitats fauniques à Drummondville.

Les péripéties d’un projet unique au Québec

Depuis les 8 dernières années, le GARAF a étendu son champ d’action vers certains types d’aménagements, dont les bandes riveraines, la stabilisation de berges, la restauration de milieux humides, la création de corridors fauniques et l’aménagement des bassins de rétention en habitat faunique.  

Certains de ces aménagements nécessitent l’utilisation d’arbres, arbustes et autres plantes indigènes.  Depuis quelques années, le GARAF éprouvait de la difficulté à se procurer des plantes nécessaires à ces travaux.

Les élèves et les enseignants du programme GARAF de l’école secondaire Jean-Raimbault de la Commission scolaire des Chênes ont donc sollicité l’école du Sentier afin de combler les besoins en plantes indigènes.  

Pourquoi ne pas simplement acheter les plantes dans une pépinière?

Le GARAF pourrait acheter les plantes dans une pépinière, mais elles sont dispendieuses et pas toujours disponibles.  De plus, afin de protéger la diversité végétale, il est préférable de se procurer des plans qui proviennent de la région.  
En 2017, les élèves de l’école Jean-Raimbault ont cueilli des semences provenant de plantes retrouvées dans certains milieux humides de la région.  Les élèves ont accumulé suffisamment de graines pour constituer une banque de semences pour certaines espèces de plantes de la région.

Ce sont donc ces graines que les élèves de l’école du Sentier ont fait pousser.  La première année fut un peu décevante.  Malgré les efforts soutenus, ils ont eu un taux de succès de 35 %.  En 2019, grâce aux fonds « Plus fort ensemble » de la Caisse Desjardins de Drummondville et la volonté de réussir de la part des élèves et du personnel de l’école du sentier, le taux de production a été de 85 %.  Évidemment, quelques améliorations furent réalisées. La technique fut modifiée et le GARAF a conçu un nouveau système de culture qui réduit les efforts et permet un arrosage constant.  

À la fin du mois d’avril, les 180 élèves et 12 enseignantes ont cultivé cinq espèces de plantes différentes nécessaires aux nombreux aménagements fauniques du GARAF.  La production de l’école du Sentier a donc été achetée par le GARAF à la place d’être achetée dans une pépinière.  L’école a donc reçu un montant de 700 $ pour ses plantes.

Les écoles primaires : Un potentiel pour une économie de partage durable

Cette approche développée par le GARAF et l’école du Sentier, appuyées par la Caisse Desjardins de Drummondville, a démontré que le partage d’effort et de ressources mutuelles, rend possible la réalisation de projets aux retombées économiques, sociales et environnementales. 

Dans ce cas-ci, l’école a reçu un montant d’argent. Les jeunes ont développé certains apprentissages, les enseignantes ont comblé une partie de leur mission éducative et GARAF a obtenu les plantes nécessaires à ses travaux.  Dans ce projet, tous ensemble, ils se sont engagés pour le développement des apprentissages, la persévérance scolaire, la conservation de la biodiversité et l’environnement.

Invitation aux écoles, entreprises, municipalités et ministères pour emboîter le pas!

Il est permis d’imaginer maintenant que cette approche s’étende dans toutes les écoles primaires de la commission scolaire.  Les bénéfices seraient multipliés par 100.  C’est donc une invitation aux écoles, entreprises, municipalités et ministères à participer à ce projet ou simplement à développer leurs propres projets d’économie.  La collectivité serait dynamisée et développerait le plein potentiel des jeunes en améliorant la qualité de l’environnement.




Publié le 2020-01-06


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